Philippe Baudelocque
Philippe Baudelocque est à la fois un chercheur et un passeur des forces invisibles qui naissent de la confrontation de deux mondes, l’infiniment petit et l’infiniment grand. Son travail monumental en immersion en provoque le vertige, en faisant irruption au cœur des architectures brutes. Son approche réticulaire les explore et les approfondit, en charriant par la craie ou le pastel gras les lignes cosmiques et les trames cellulaires du vivant
Parcours & influences de l’artiste
Philippe Baudelocque est un artiste français issu du graffiti de la fin des années 1980 (sous le pseudonyme de Fusion) et diplômé de l’ENSAD. Si c’est d’abord dans l’énergie brute de la rue et l’échelle monumentale qu’il forge sa pratique, c’est à l’art pariétal préhistorique, à la cosmologie aborigène (Tjukurrpa) et aux sciences quantiques qu’on associe aujourd’hui le plus souvent son travail.
Comme si le geste cherchait à capter l’invisible, son trait au pastel gras s’exprime sous la forme de réseaux de lignes et de motifs génératifs complexes. Hautement organisées, ses compositions réticulaires superposent la géométrie sacrée, le bestiaire animalier et les structures cellulaires. Son écriture fusionne l’aspect figuratif et l’abstraction scientifique, multipliant les détails à l’infini pour mieux révéler la vibration et l’énergie du vivant


Technique de dessin
Philippe Baudelocque utilise le pastel gras, la craie et des outils de précision pour réaliser ses œuvres qu’il présente comme des « millefeuilles » ou des cosmologies vibrantes.
Ces outils sont employés au premier degré et œuvrent à révéler dans leurs lumières, leurs textures ainsi que leurs matières, la complexité et la fragilité du médium. Les formes, les trames cellulaires et les compositions réticulaires qui en résultent traduisent l’intention de communication toujours présente dans les œuvres de l’artiste, et questionnent les lois secrètes qui régissent la structure du vivant et notre connexion à l’univers.



L’odyssée monumentale et secrète de Philippe Baudelocque au cœur du Palais de Tokyo
En 2016, l’artiste Philippe Baudelocque s’est isolé pendant sept mois, jour après jour, dans l’obscurité de l’iS15 : un escalier de secours brut s’étirant verticalement sur six étages dans les entrailles du Palais de Tokyo. À la main, un simple bâton de pastel gras blanc. Sur les parois repeintes en noir mat, il a déployé son chef-d’œuvre compagnonnique : Équation de fusion. Ce livre est le compte-rendu indispensable d’une œuvre vertigineuse, à la fois célèbre et inaccessible au public. Un voyage éditorial unique qui traverse le spectre du vivant, de la plus minuscule cellule biologique à l’immensité des galaxies.




« Équation de fusion » par Philippe Baudelocque
En 2016, j’ai reçu un appel de Hugo Vitrani (curateur au Palais de Tokyo) :
“Philippe, j’ai un espace à te proposer. Mais je te préviens : c’est grand.”
J’ai été forgé par le graffiti, la monumentalité ne me fait pas peur : je suis allé voir l’espace en question. Et effectivement, c’était grand !
Comme un bâtiment qui a besoin d’un plan pour aboutir à sa réalisation dans la matière, cette période est pour moi comme un temps de conception, de réalisation et de maturation. Ce livre est la quintessence de cette phase. Il retrace le projet monumental réalisé en 7 mois dans un escalier de secours du Palais de Tokyo à Paris.
Les éditions du livre « Équation de fusion »
Coffret Collection Tirage de tête
Édition collection
Édition originale


